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Le pigeon au XXI ème siécle

 

Le pigeon au 21ème siécle

Des années 1800 à 1960, le sport colombophile a connu un essor considérable, surtout dans les cités minières du Nord de la France, en Belgique, en Allemagne et en Hollande. Les colombiers fleurissaient partout car les pigeons ne coûtaient pas cher à nourrir et les colombophiles ne se préoccupaient guère de permis de construire, d’environnement ou d’autres considérations sanitaires. La colombophilie devenait un sport populaire et démocratique. La première Fédération Nationale des Sociétés Colombophiles de France a été créée par décret du 28 juillet 1927. Le président était M. Leroy Beague, créateur des colombiers mobiles qui ont servi pendant la Première Guerre Mondiale. Quand survient l’avènement de l’automobile, vers 1965, les gens partent de plus en plus nombreux en vacances et certains ne tiennent pas à être ennuyés par le soin à accorder à leurs pigeons pendant leur absence. La télévision, les permis de construire... achèvent d’en décourager d’autres et la masse colombophile diminue. Pourtant, peu à peu, les gens reviennent à la terre et à leurs racines, et il semble que la colombophilie amorce son renouveau. Tous les samedis et dimanches, des milliers de pigeons voyageurs sont lâchés à Chantilly, Saint-Denis, Melun, Châteauroux, Orléans... et parfois à Barcelone, Pau, Nîmes ou Marseille.

Les pigeons voyageurs peuvent parcourir jusqu’à 800 km dans la journée. Le pigeon voyageur n’est plus guère employé comme messager : il a été victime de la concurrence du télégraphe, puis du téléphone et de la radiophonie (TSF). Mais il a encore servi pendant les deux dernières guerres, car c’est un messager que l’ennemi ne peut neutraliser, à moins de l’abattre. L’armée française possède encore un colombier au Mont Valérien, à Suresnes, dans la banlieue parisienne, et quelques pigeonniers mobiles. Des hôpitaux emploient les pigeons voyageurs pour transporter leurs produits à analyser de l’hôpital au laboratoire (par exemple, de Granville à Avranches, dans la Manche). Les habitants des îles isolées les utilisent de la même façon pour se relier au continent. C’est plus rapide et plus économique que le bateau ou la voiture. Le pigeon ne craint pas les embouteillages.La NASA, qui connaissait des problèmes de fuites de renseignements, est venue acheter des pigeons voyageurs à Roubaix et les secrets-défenses américains voyagent désormais souvent attachés aux pattes de nos messagers.

L’US Navy a ouvert à Hawaï une école de pigeons héliportés destinés au repérage et au sauvetage en mer. Les moniteurs associent certaines couleurs à des récompenses (rouge, jaune, orange). Quand la couleur apparaît, le pigeon appuie sur une petite pédale et la récompense tombe. Comme ces couleurs sont celles des dinghys et des gilets de sauvetage et que le pigeon a une excellente vue, le tour est joué !... Les pigeons sont efficaces à 90%, alors que l’homme n’atteint que 30%.